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La parvovirose canine

 

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Chienne de six mois, atteinte de parvovirose, photographiée dans le lazaret (= chenil pour animaux contagieux), de la clinique vétérinaire de Villevieille : vomissements et diarrhées hémorragiques incessants pendant plusieurs jours, prostration intense, fièvre, hypoglycémie… la chienne, ici sous perfusion, a fini par retourner chez elle, en forme, après cinq jours de soins intensifs.

 

 

Points forts :

 

. Le virus de la parvovirose du chien est un organisme très résistant, apparu à la fin des années 1970. La contagion se fait de manière directe (ingestion de selles contenant du virus), ou indirectement (par contact avec du matériel souillé).

 

. Les chiens infectés développent une gastro-entérite hémorragique, souvent fatale chez les chiots et les jeunes, et qui peut être grave même chez les adultes.

 

. Un test rapide, sur écouvillon rectal, permet le diagnostic en cours de consultation. Une numération-formule sanguine ou un simple frottis sanguin montrent souvent un effondrement du nombre de globules blancs.

 

. Le traitement est avant tout symptomatique (perfusions, anti-vomitifs…). L'interféron oméga a une action anti-virale, mais son coût en limite l'utilisation chez les chiens de grand format.

 

. La vaccination est efficace, à condition que le chiot soit âgé d'au moins douze semaines. La prévention passe aussi par la désinfection des lieux et objets souillés par un chien malade : l'eau de javel est l'un des seuls désinfectants efficaces.

 

. La parvovirose est classée parmi les vices rédhibitoires, même si la loi Hamon de mars 2014, qui porte à deux ans le délai pour agir en garantie de conformité, risque de rendre caduque la notion de vice rédhibitoire.

 

 

 

 

 

 

 

 

LE VIRUS

 

Les parvovirus sont des virus à ADN simple brin linéaire, non enveloppés, très résistants dans le milieu extérieur, et aux désinfectants. Jusqu'à la fin des années 1970, le virus de la panleucopénie infectieuse féline était le seul parvovirus ayant une importance en médecine des petits animaux, et le chien n'était infecté que par un parvovirus peu agressif (CPV-1, pour Canine Parvovirus de type 1). Et puis, à la suite d'une mutation à partir d'un autre parvovirus de carnivore, apparut le CPV-2, qui provoqua en 1978-79 une pandémie de gastro-entérites hémorragiques, responsable de la mort foudroyante de milliers de chiens, avec vomissements et diarrhées hémorragiques. Il s'agit là d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, mais à l'époque, toutes les expositions canines furent suspendues, les chiens interdits de Salon de l'Agriculture… et il en fut ainsi jusqu'à ce qu'un vaccin voie le jour et que les choses se tassent. Depuis, le CPV-2 d'origine a été remplacé par trois souches, CPV-2a, CPV-2b, et plus récemment CPV-2c. Ceci n'intéressant que les spécialistes, car il ne semble pas qu'il existe de différence significative entre les différentes souches de virus, en matière de dangerosité, de diagnostic, ou d'efficacité du vaccin.

 

 

LES SYMPTÔMES

 

La future victime se contamine directement en léchant ou en mangeant les selles ou le vomi d'un chien malade (très riches en virus), ou bien au contact de matériel, vêtements, chaussures… contaminés (du fait de la très grande résistance du parvovirus dans l'environnement).

 

Une fois ingéré, le virus se multiplie dans les premiers tissus lymphoïdes qu'il rencontre (amygdales, pharynx, intestin…) avant de se répandre dans tout l'organisme (virémie), après seulement trois jours de présence. Cette phase de virémie se traduit par de la fièvre, de l'abattement, et une perte d'appétit.

 

Deux à quatre jours plus tard (J 5-7), le virus gagne les cellules en division de l'intestin et de la moelle osseuse. Il en résulte, pour l'intestin, une diarrhée hémorragique (photo de droite) et des vomissements très impressionnants, avec une hypermotilité intestinale pouvant conduire à des invaginations, généralement mortelles dans ce contexte. Et pour la moelle osseuse, par un effondrement du nombre de globules blancs (leucopénie), et particulièrement de polynucléaires neutrophiles (neutropénie), entraînant un déficit immunitaire sévère.

 

Anorexie, diarrhées, vomissements, infection, épuisement rapide des réserves de l'organisme… provoquent un effondrement du taux de sucre (hypoglycémie) et des électrolytes (sodium, potassium, chlore), qui aggravent encore l'état général du chien.

 

Les chiots nouveaux-nés ou âgés de quelques semaines, (a fortiori les fœtus !), sont généralement vite emportés par la maladie, avec parfois en plus une inflammation du muscle cardiaque (myocardite). La mortalité est forte chez les jeunes chiens âgés de moins de six mois. Les adultes résistent mieux, mais peuvent mourir aussi, ou du moins être sévèrement touchés, et nécessiter des soins intensifs et parfois longs, avant de s'en sortir (photo ci-dessous). Certaines races prédisposées, notamment les rottweilers, font des formes plus graves de la maladie, y compris à l'âge adulte. Il n'a pas été montré de lien entre la sévérité et l'issue de la maladie d'une part, et la souche de parvovirus en cause d'autre part.

 

Caius, un an, hospitalisé et sous perfusion depuis une semaine dans le lazaret de la clinique vétérinaire de Calvisson. L'état général s'est amélioré avec les soins intensifs, et le chien a recommencé à s'alimenter, mais des vomissements et des jets de diarrhée hémorragique persistent, et se produiront encore pendant plusieurs jours. Photo prise juste après la diarrhée… et juste avant le nettoyage !

 

 

LE DIAGNOSTIC

 

La suspicion de parvovirose est déjà forte lorsque l'on voit arriver un jeune chien, de préférence non vacciné, très abattu, vomissant tripes et boyaux, et qui nous fait dans un coin de la salle de consultation une diarrhée qui n'est plus qu'un mélange d'eau et de sang - avec parfois quelques débris de muqueuse au milieu.

 

La suspicion sera alors renforcée (ou définitivement confirmée), par un certain nombre d'examens complémentaires, la plupart réalisés sur place dans les cliniques vétérinaires de Villevieille ou de Calvisson

 

Un test rapide, comme le SNAP Parvo reposant sur une technologie ELISA, réalisé sur un échantillon de selles ou un écouvillon rectal (photos ci-dessous), met en évidence en huit minutes la présence du virus dans la diarrhée du chien suspect (le test réagit avec CPV-2a, CPV-2b et la grande majorité des CPV-2c… mais sauf cas exceptionnel, pas avec les virus vaccinaux). Un test positif (photo de droite) confirme avec certitude la présence de parvovirus dans les selles du chien. En revanche, un test négatif n'exclut pas un diagnostic de parvovirose (il suffit que, pour une raison ou pour une autre, il y ait eu peu ou pas de parvovirus dans la diarrhée à ce moment-là).

 

 

Photo de gauche : prélèvement de selles par écouvillonnage rectal chez un chien présenté pour une diarrhée. Photo de droite : un test Parvo, bien positif (apparition d'une tache colorée, à droite de la fenêtre de lecture).

 

Un simple frottis sanguin, qui peut être lu après quelques minutes de coloration par tous les vétérinaires des cliniques de Villevieille et de Calvisson, apporte aussi une aide précieuse dans le diagnostic de la parvovirose. Si aucun globule blanc ou presque n'est visible sur le frottis sanguin d'un chien présenté avec un fort abattement et une diarrhée hémorragique, cette association de gastro-entérite hémorragique et de leucopénie nous donne une quasi-certitude que nous sommes en présence d'une parvovirose. En revanche, comme pour le SNAP test, l'absence de leucopénie ne nous permet pas d'exclure ce diagnostic : en effet, l'effondrement du nombre de globules blancs n'est pas présent à tous les stades de la maladie. Notons que la lecture "qualitative" du frottis sanguin peut être complétée par une numération-formule sanguine, également réalisée sur place en quelques minutes, et qui nous permettra de chiffrer objectivement le nombre de globules blancs.

Un autre intérêt du frottis sanguin est de nous permettre d'exclure, ou au contraire de nous réorienter vers d'autres causes : par exemple, si nous voyons arriver un chien avec des symptômes évocateurs d'une parvovirose (abattement, vomissements), et que le frottis sanguin nous montre non pas une leucopénie, mais… des piroplasmes, le diagnostic, le pronostic et le traitement seront alors tout à fait différents !

 

Une recherche de parasites intestinaux (œufs de strongle, coccidies, Giardia…), est également réalisée systématiquement pour tout chien présentant des symptômes digestifs, et sur qui nous pouvons récupérer des selles. Cette analyse est également réalisée sur place et en quelques minutes, au plus tard dans la journée. Comme le frottis sanguin, elle peut nous réorienter vers un autre diagnostic (par exemple, si le test Parvo est négatif, mais que les selles contiennent une très forte quantité d'œufs de trichures, la maladie sera peut-être une trichurose massive plutôt qu'une parvovirose), ou au moins nous permettre d'identifier un facteur favorisant et/ou aggravant de la parvovirose : en effet, cette dernière s'installera plus facilement, et aura des conséquences plus graves, sur un intestin déjà abîmé par des vers comme les ascaris ou les ankylostomes, que sur un tube digestif sain (photo ci-dessus à droite : nombreux œufs d'Ankylostomes, visibles sur l'analyse de selles (concentration par flottaison) d'un chien présenté pour diarrhée aiguë et intussusception intestinale).

 

Si un doute persiste et qu'il est important d'obtenir un diagnostic définitif, (par exemple lorsqu'un cas survient dans un élevage ou toute autre collectivité), le matériel génétique du virus poura être recherché dans le sang, les selles, voire le pharynx, par PCRq (polymerase chain reaction quantitative). Cette analyse est réalisée dans un laboratoire extérieur, et demande donc un délai de quelques jours. En revanche, l'identification de la souche de parvovirus en cause ne présente aucun intérêt clinique, (autre que pour la recherche), puisque nous avons vu qu'elle ne conditionne pas la gravité et l'issue de la maladie, ni son traitement.

 

 

LE TRAITEMENT

 

Traitement de soutien, traitement symptomatique :

 

On l'a vu, les chiens atteints de gastro-entérite hémorragique due à un parvovirus sont très déshydratés, du fait des diarrhées et des vomissements répétés, et souvent en hypoglycémie et hypokaliémie. Réhydratation et rééquilibrage seront donc au centre du traitement, avec pose rapide d'un cathéter intra-veineux, et mise en place de perfusions de fluides, de glucose, et de potassium (photos ci-dessous). Les laboratoires des cliniques vétérinaires de Villevieille et de Calvisson permettent de doser glucose, sodium, potassium et chlore à tout moment, et en quelques minutes, afin d'ajuster au mieux les protocoles de perfusion. Dans les cas où le taux d'albumine est effondré, une transfusion de sang frais pourra être envisagée.

 

   

Deux jeunes chiens atteints de parvovirose, dans le lazaret de la clinique vétérinaire de Villevieille : après plusieurs jours sous perfusion, les vomissements et les diarrhées hémorragiques ont cessé, et les deux chiens recommencent à s'alimenter. Le retour à la maison est pour le lendemain !

 

D'importantes précautions sont évidemment prises pour ne pas contaminer les autres patients, lorsqu'un chien atteint de parvovirose, voire simplement suspect, est hospitalisé et placé sous perfusion. Les cliniques vétérinaires de Villevieille et de Calvisson disposent de lazarets, chenils pour animaux contagieux, disposant de leur propre cour de détente. Toutes les manipulations à l'intérieur du lazaret se font avec des gants à usage unique jetés à la fin du soin, une blouse qui ne sortira pas du lazaret, et un pédiluve rempli d'eau de javel est placé devant la porte, afin de ne pas transporter de parvovirus hors du lazaret, sous la semelle des chaussures (photo de droite : aspect du lazaret, avec son pédiluve, pendant l'hospitalisation des deux chiens présentés ci-dessus). Le matériel (thermomètre, gamelles…), ne sort évidemment jamais du local pour animaux contagieux.

 

Des anti-vomitifs seront bien sûr utilisés. Nous disposons depuis quelques années d'un anti-vomitif très efficace (le maropitant), qui peut être administré par voie intra-veineuse, et permet de réalimenter le chien dès que les vomissements se sont arrêtés, accélérant ainsi la réparation des muqueuses digestives. Des anti-acides sont classiquement associés aux anti-vomitifs, de même que tous les autres traitements symptômatiques qui apparaissent nécessaires (pansements intestinaux, etc).

 

La chûte des globules blancs, associée aux lésions de la barrière intestinale, permet la dissémination de bactéries dans l'organisme, cette septicémie venant s'ajouter aux effets du virus. Un traitement antibiotique est donc indispensable.

 

Traitement du virus :

 

L'interféron oméga a une action sur le parvovirus canin. Il peut diminuer la mortalité et accélèrer la récupération, (mais pas toujours !), son principal inconvénient étant son coût, très élevé. Acceptable chez un chiot de 3 kg, ce coût devient très problématique chez un chien de race géante, de 40 ou 60 kg !

 

 

LA PRÉVENTION

 

Vaccination :

 

Le vaccin utilise un parvovirus vivant atténué, qui confère une protection croisée contre les souches CPV-2, CPV-2a et CPV-2b. Des inquiétudes concernant la protection contre la souche CPV-2c ont été levées par des études récentes.

 

Il existe une particularité concernant la vaccination contre la parvovirose canine : les anticorps maternels, qui constituent des défenses contre la maladie, sont transmis au chiot avant même la naissance à travers le placenta (10 % des anticorps), puis après la naissance, par l'intermédiaire du colostrum, ou "premier lait" (90 % des anticorps).

Or, il se trouve que ces anticorps, s'ils protègent le chiot nouveau-né contre la parvovirose… empêchent aussi la bonne prise du vaccin ! et là où la vie est mal faite, c'est que les anticorps maternels protègent le chiot jusqu'à l'âge de 6-8 semaines… mais inhibent la prise vaccinale jusqu'à 12, voire 16 semaines d'âge. Il existe donc un "trou" entre 6-8 et 12-16 semaines, pendant lequel le chiot n'est protégé ni par les anticorps de la mère, ni par le vaccin. D'autre part, un chiot vacciné trop jeune (avant l'âge de douze semaines), ne sera pas efficacement protégé, jusqu'à ce qu'il reçoive son premier rappel… un an plus tard. Cela explique la plupart des rares échecs observés avec la vaccination contre la parvovirose. Une conséquence est que le dernier vaccin "parvo" devrait être administré au chiot après l'âge de trois mois, voire même de quatre mois.

 

Notons que les chiens qui réchappent d'une parvovirose sont naturellement protégés contre une nouvelle infection pendant au moins seize mois, et pour certains, pour toute leur vie.

 

Mesures hygiéniques et désinfection :

 

On l'a vu, le parvovirus est très résistant dans le milieu extérieur : jusqu'à six mois à température ambiante, cinq mois en cas d'exposition au soleil et de sécheresse. Il résiste également à un certain nombre de désinfectants classiques : alcool, acides, éther, ammoniums quaternaires… Il est, en revanche, inactivé par le formol, la soude caustique et l'eau de javel diluée au 1/30ème. Le protocole suivant peut être recommandé :

- Commencer par un nettoyage et un rinçage des objets et de l'environnement.

- Diluer un berlingot de 250 ml d'eau de javel à 9,6 % de chlore actif dans un bidon de 5 à 10 litres, avec une eau froide ou tiède. À utiliser rapidement après préparation.

- Le temps de contact avant rinçage doit être d'au moins dix minutes (si possible davantage : une heure selon certaines souces !).


Faut-il se méfier des chiens guéris ?


Votre chien a attrapé la parvovirose, et il a eu la chance de s'en tirer. Maintenant, il va rentrer à la maison, et retrouver vos deux autres chiens, la chienne de votre voisine, le chiot de votre belle-sœur… A priori, pas de danger, (faites tout de même vacciner le chiot de la belle-sœur !), puisqu'on considère classiquement qu'un chien atteint de parvovirose n'est contagieux que pendant quatre ou cinq jours après le début de sa maladie. Sauf que… les méthodes de diagnostic s'affinant, on retrouve aujourd'hui par PCR du matériel génétique de parvovirus dans les selles de chiens guéris depuis de nombreuses semaines. Mais du travail de recherche sera encore nécessaire avant de savoir si ce matériel génétique est celui d'un parvovirus contagieux, ou s'il ne s'agit que de débris d'ADN sans importance.


Même si un doute persiste, on peut donc considérer que le risque de transmission de la parvovirose à partir d'un chien guéri est très faible, et la prévention passera donc avant tout par la désinfection de l'environnement que votre chien aura souillé de ses diarrhées, avant de partir chez le vétérinaire (voir le paragraphe précédent).


 

LE POINT DE VUE LÉGISLATIF

 

La parvovirose est une maladie visée par la loi du 22 juin 1989 en tant que vice rédhibitoire. Jusqu'à un passé récent, cette notion de vice rédhibitoire était importante, dans le cas où un chiot récemment acheté déclarait une parvovirose, avec un délai de garantie de cinq jours à partir de la livraison de l'animal, et de trente jours, toujours à partir de la livraison de l'animal, pour introduire l'action auprès des tribunaux d'instance.

 

Cette notion de vice rédhibitoire, tout comme la notion de vice caché antérieur à la vente, risque cependant d'être rendue caduque par la loi Hamon du 18 mars 2014, modifiant le Code de la consommation, et qui porte à deux ans à partir de la délivrance d'un bien, le délai pour agir en garantie de conformité. (Rappelons qu'un animal domestique est un meuble, vis à vis du Code civil). Cette nouvelle disposition impose donc au vendeur, (s'il est professionnel), de garantir le bien à l'acheteur (s'il s'agit d'un particulier) pendant deux ans, à charge pour le vendeur de prouver que le défaut n'était pas antérieur à la vente.

 

 

Références :

- VEIR JK : Canine Parvoviral Enteritis, in Kirk's Current Veterinary Therapy XV, 2014 533-536.

- DIAZ C : Commerce des animaux domestiques, Le Point vétérinaire 2014 344 : 8

- GREENE CE & coll : Canine parvovirus enteritis, in Infectious diseases of the dog and cat, 2012 : 67-76

- MARKOVICH JE & coll : Effects of canine parvovirus strain variations on diagnostic test results and clinical management of enteritis in dogs. JAVMA 2012  241,1 : 66-72

- GODDARD A & coll : Canine parvovirus. Vet Clin North Am Small Anim Pract 2010, 40,6 : 1041-1053

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