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Le décès de mon chien

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Contrairement à ce qui se passait il y a encore quelques dizaines d'années, l'animal de compagnie est aujourd'hui considéré par beaucoup de gens comme un véritable membre de la famille. Son décès, quelles qu'en soient les circonstances, génère donc une souffrance qui peut se rapprocher de celle occasionnée par la perte d'un être humain.

 

Les circonstances du décès

 

Le décès d'un chien peut être accidentel, ou faire suite à une maladie. Mais il est également possible, si l'animal souffre sans pouvoir être soulagé, ou si ses conditions de vie sont devenues inacceptables (impossibilité de se lever, escarres…), de prendre la décision de pratiquer l'euthanasie, qui entraîne une mort douce, rapide, et sans douleur.

 

La décision d'euthanasie est généralement difficile à prendre, source de culpabilité et de nombreuses interrogations pour le propriétaire : à partir de quand ? comment ? pourquoi ? de quel droit ? Ces questions peuvent être discutées avec votre vétérinaire, pour qui cet acte est toujours également un moment difficile. Il pourra vous aider dans votre décision, même si celle-ci vous appartient toujours, en dernier recours. Il vous renseignera également sur le déroulement de cet acte médical, le mode d'action des produits utilisés, les réactions possibles de l'animal (spasmes musculaires et relâchement des sphincters après le décès…), les vérifications pour s'assurer que le chien est bien décédé.

 

 

Le devenir du corps

À la suite du décès, différentes possibilités existent pour le devenir du corps de votre animal :

-Il est possible de l'enterrer soi même, dans un terrain privé (jardin ou cimetière pour animaux). La loi prévoit cette possibilité pour les chiens de moins de 40 kg. Certaines précautions sanitaires sont néanmoins nécessaires : ensevelissement à un mètre de profondeur minimum, le corps devant être recouvert de chaux vive. L'animal doit également se trouver à 35 mètres minimum de toute habitation ou point d'eau.

-Des sociétés d'incinération spécialisées dans la prise en charge des animaux de compagnie existent. Elles peuvent réaliser des incinérations collectives (plusieurs chiens et chats sont incinérés ensemble, et il n'est donc pas possible de récupérer les cendres), ou individuelles, ce qui permet de récupérer les cendres de son animal. Dans ce dernier cas, il est possible d'assister à l'incinération si on le souhaite, à condition de prendre rendez-vous à l'avance avec la société d'incinération.

 

 

Et ensuite ?

 

Ensuite, qu'on le veuille ou non, vient un véritable processus de deuil, vu la place que les animaux de compagnie occupent aujourd'hui dans nos vies. Plus ou moins important selon la sensibilité et les priorités de chacun, il passe par cinq étapes classiquement décrites : déni, colère, culpabilité, chagrin et enfin acceptation.

 

Quelques conseils généraux pour cette période souvent difficile :

 

- Ranger les objets qui vous rappellent votre chien

- S'entourer de personnes qui vous comprennent, et éviter d'en discuter avec des personnes qui ne vous comprennent pas.

- Ne pas forcément se précipiter pour acquérir un nouveau chien. Il s'agit certes d'une décision très personnelle : certains ont besoin de remplacer dans la journée leur compagnon disparu, d'autres préfèreront laisser passer quelques temps, et terminer le processus de deuil évoqué plus haut. Il est malgré tout conseillé d'éviter le "chien de remplacement" : le chien de même race et de même couleur que Kiki, acquis quelques heures après le décès de ce dernier, et que l'on baptise Kiki 2. Quelle que soit notre bonne volonté et même s'il s'agit de mécanismes inconscients, Kiki 2 sera toujours comparé (à son désavantage, bien sûr), au défunt Kiki 1, et passera toute sa vie à nous décevoir…

- Et avec les enfants ? il est conseillé de leur expliquer clairement les choses, bien sûr avec des mots adaptés à leur âge et à leur capacité de compréhension, mais en leur décrivant les circonstances du décès (il s'est endormi calmement) et le devenir du corps. Leur mentir ("Kiki est chez le vétérinaire, qui continue à le soigner" ; ou bien "il est en vacances chez Tatie, il rentrera le mois prochain"), rendra les choses encore plus compliquée lorsque les enfants finiront par découvrir la vérité.

- Et avec les autres animaux ? On n'y pense pas forcément, mais un animal qui vient de passer des années aux côtés du chien qui vient de disparaître, qui a parfois été élevé par lui/elle, peut faire une véritable dépression après le décès de son compagnon (au point de cesser de jouer, de manger…). Il faut alors distraire autant que possible l'animal restant, le promener, le faire jouer plus que d'habitude. Cet état dépressif passera généralement en quelques jours. S'il persiste et met en danger la vie de cet animal (ou du moins nuit à sa qualité de vie), il sera intéressant d'en parler à votre vétérinaire, qui pourra vous proposer un certain nombre de solutions.

                                       

© Copyright texte et logo : SCP Vétérinaires Beaufils, Jumelle, Jannot, Lorant. 

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