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La castration du chien, la stérilisation de la chienne

 

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Spermatozoïdes de chien



Points forts :

 

. La castration du chien et l'ovariectomie de la chienne se pratiquent à partir de l'âge de six mois.

 

. La stérilisation de la chienne supprime les nuisances liées aux chaleurs (fugues, pertes de sang, siège de la maison par tous les chiens du quartier), les grossesses non désirées, les lactations nerveuses, les infections de l'utérus, et si elle est pratiquée avant les premières chaleurs, les tumeurs mammaires. (L'efficacité de la stérilisation sur la prévention des tumeurs mammaires diminue si l'intervention est pratiquée plus tard).


. La castration n'est pas généralisée chez le chien comme elle l'est chez le chat : elle supprime les fugues motivées par les chiennes en chaleurs, et elle est obligatoire chez les chiens de première catégorie.

 

. Dans tous les cas, la douleur est prise en charge par des anti-inflammatoires et des morphiniques, et les animaux ne manifestent pas de signe de douleur au réveil.

 

. Les pilules contraceptives, sources d'infections utérines et de tumeurs mammaires (entre autres), devraient toujours être évitées.

 

. Les chiens castrés et les chiennes ovariectomisées ont tendance à grossir : leur poids devrait donc être surveillé. Des incontinences d'urine peuvent survenir chez 5 % des chiennes stérilisées, mais des traitements existent lorsque cela se produit.


. Nos tarifs pour la castration du chien et l'ovariectomie de la chienne sont consultables en cliquant ici.


Et le même article en version "chat" est consultable ici !




                



LA CASTRATION DU CHIEN

 

 

                       


Pourquoi ?

Il y a deux raisons, ou groupes de raisons, qui peuvent conduire à castrer un chien.

 

Des raisons comportementales :

Chez le jeune chien, la castration a pour but de supprimer ou de diminuer un certain nombre de nuisances : fugues, saillies intempestives, agressivité… La castration empêchera évidemment le chien de se reproduire, et supprimera à 100% les fugues d'origine sexuelle, pour aller retrouver des chiennes en chaleurs… et les plaintes des voisins et bagarres entre chiens, qui vont avec. En revanche, cette intervention sera beaucoup moins efficace sur les fugues d'autres origines (30% d'efficacité environ), et sur l'agressivité. Ce qui est logique : si un chien fugue à cause d'une hyperactivité, par exemple, ou parce qu'il a peur de l'orage, ou tout simplement parce qu'il ne se passe rien à la maison et que c'est beaucoup plus intéressant de l'autre côté du village… ou s'il est agressif avec ses propriétaires à cause d'un problème de hiérarchie… il n'y a pas de raison que la castration y change quelque chose, et le problème devra être traité selon une approche comportementale.

Une étude présentée en 2013 a comparé deux groupes de chiens, après castration chirurgicale, ou "castration chimique" avec un implant de desloréline (voir plus loin) : les effets sur le comportement ont été similaires dans les deux groupes, avec une baisse d'intérêt pour les chiennes en chaleurs chez plus de 90 % des chiens, une nette amélioration dans les domaines de l'agressivité entre mâles et du marquage urinaire chez la moitié des chiens environ… et aucun effet sur les aboiements, l'agressivité envers les humains et les comportements de peur ou d'anxiété. Plus de 40 % des chiens ont présenté une activité de jeu augmentée après castration, chirurgicale ou chimique. Aucun n'a présenté une aggravation d'un trouble du comportement pré-existant.

 

Des raisons médicales :

Les jeunes chiens chez qui un ou deux testicules ne sont pas descendus (chiens monorchides ou cryptorchides) : ces testicules, dits testicules ectopiques, ont un risque augmenté de se cancériser chez le chien plus âgé (photos ci-dessous), et il est donc recommandé de les retirer lorsque l'animal est encore jeune (un ou deux ans). Plus d'informations sur la cryptorchidie en suivant ce lien.

 

 

Photos ci-dessus : retrait chirurgical d'un testicule ectopique de 10 kg (!) chez un chien. Le risque chirurgical est plus important lorsque l'on retire une telle masse chez un chien d'une dizaine d'années, que lorsqu'on enlève un petit testicule ectopique chez un chien d'un an. Sans compter qu'un testicule cancérisé a parfois déjà envoyé des métastases, (à rechercher en échographie avant d'opérer), et qu'il est alors trop tard pour faire quelque chose…

 

Chez le chien plus âgé, la castration a pour but de prévenir ou de guérir un certain nombre de maladies sous dépendance hormonale, en particulier les hypertrophies bénignes de la prostate et leurs complications (kystes, abcès), ainsi que la plupart des tumeurs péri-anales (circumanalomes). Elle se pratique aussi en cas de tumeur testiculaire.



 

Photo de gauche : vue en coupe transversale de la prostate d'un chien, avec un kyste de grande taille dans chaque lobe (le lobe droit est occupé presqu'en totalité par l'un de ces kystes). Photo de droite : deux circumanalomes au bord de l'anus d'un shi-tsu de douze ans, juste avant leur exérèse chirurgicale : un "à 6 heures", de la taille d'une noisette, l'autre "à 9 heures", de la taille d'un plomb.



À partir de quel âge ?

Les jeunes chiens castrés pour cause de fugues ou pour éviter des saillies, le sont généralement à partir de six mois.

Les chiens castrés à cause de problèmes de prostate ou de circumanalomes sont généralement âgés de plus de dix ans, et peuvent dépasser quatorze ans.

 

 

Comment cela se passe-t-il ?

Votre chien doit être à jeun depuis la veille au soir (on ne lui donne plus rien à manger à partir de 19-20 heures). En revanche, il peut boire jusqu'au moment du départ. Vous nous le déposez le matin. Nous l'examinons pour voir si tout va bien (simple examen clinique chez un jeune chien, bilan sanguin éventuellement accompagné d'imagerie chez le chien âgé). Il reçoit ensuite des injections de morphine et de tranquillisant, puis il est mis sous perfusion et endormi par voie intra-veineuse, 1/2 heure plus tard. Il est ensuite intubé, et relié à un appareil d'anesthésie gazeuse, qui délivre de l'isoflurane. Le chien est alors préparé pour la chirurgie (rasage, désinfection), et l'intervention est réalisée (elle consiste à retirer les testicules, tout en laissant les bourses). La plaie est suturée. Un anti-inflammatoire et un antibiotique sont injectés, puis l'anesthésie est arrêtée, et le chien peut retourner dans son box, où il finit de se réveiller doucement, sous surveillance. Il peut retourner à sa maison le soir même (cas d'un jeune chien), ou le lendemain (chien âgé castré pour raison médicale). Des antibiotiques seront administrés à la maison, en comprimés, pendant quelques jours. Une collerette peut être nécessaire si le chien a tendance à lécher ses points.

 

À noter que si l'on avait le projet de faire pratiquer une autre (petite) intervention demandant une anesthésie (ou plus facile à réaliser sous anesthésie), en particulier le tatouage ou l'implantation d'une puce électronique… c'est le moment d'en profiter !

 

 

Combien ça coûte ?

Voir ici !

 

 

Y a-t-il un risque ?

Par définition, il existe toujours un risque anesthésique (nous-mêmes pouvons subir une intervention bénigne, et ne pas nous réveiller !)

Chez le jeune chien, il s'agit d'une réserve de principe : nous opérons plusieurs jeunes chiens chaque jour, à longueur d'année, et les accidents sont rarissimes.

Chez le chien âgé castré pour raison médicale, les accidents sont également extrêmement rares, mais on prend évidemment davantage de précautions : bilan sanguin pour vérifier le bon fonctionnement des reins (entre autres), radiographies thoraciques ou échographie cardiaque en cas de doute de ce côté-là, etc.

 

 

Et ensuite ? Y a-t-il des inconvénients ?

Le chien peut manger dès son retour à la maison, et reprendre ses habitudes (promenades…) sur deux-trois jours. Les points sont retirés après une douzaine de jours. Le port d'une collerette peut être nécessaire pendant une semaine, si le chien a tendance à lécher la plaie de castration (qui mesure quelques centimètres), ou à tirer sur les points.

 

Le principal effet secondaire, fréquent chez le chien castré, est la prise de poids. Il faudra donc surveiller l'allure générale de son chien après la castration, le peser régulièrement, et lui faire prendre de l'exercice. Un aliment de bonne marque, allégé ou prévu pour les chiens castrés, sera choisi de préférence.

 

 

Y a-t-il d'autres solutions ?

Jusqu'à ces dernières années, la seule alternative à la castration était l'utilisation "d'anti-hormones mâles" (en fait des progestatifs), d'une efficacité modérée, et dont l'administration répétée n'était pas dénuée d'effets secondaires (apparition de tumeurs mammaires chez des chiens mâles, par exemple).

On dispose aujourd'hui d'implants de desloréline qui empêchent la production des hormones sexuelles pendant six à douze mois, parfois plus, et constituent donc une véritable castration chimique, alternative non chirurgicale, et non définitive, à la castration.

 

 

 

 

LA STÉRILISATION DE LA CHIENNE (OVARIECTOMIE)

 

 

                             

 

 

Pourquoi ?

Comme pour la castration du chien mâle, il y a deux raisons, ou groupes de raisons, qui peuvent conduire à stériliser une chienne.

 

Des raisons comportementales :
Chez la jeune chienne, l'ovariectomie a pour but de supprimer un certain nombre de nuisances, liées aux chaleurs : fugues, pertes de sang dans la maison, siège de la propriété par une meute de mâles surexcités…

 

Des raisons médicales (prévention/traitement) :

La stérilisation empêche évidemment la chienne de se reproduire. Elle empêche aussi la survenue de grossesses nerveuses, encore appelées lactations de pseudogestation, d'infections des mamelles (mammites), de l'utérus (métrites, pyomètres : une chienne non stérilisée sur trois en sera atteinte), de tumeurs de l'utérus, et des ovaires (photos ci-dessous).


 

Lactation de pseudogestation (grossesse nerveuse) chez une chienne non gestante (photo de gauche) : les mamelles sont gonflées, et la pression sur une tétine permet d'obtenir une goutte de lait. Photo de droite : cette fois, la pression sur la tétine produit une goutte de lait… et une goutte de pus : il s'agit d'une mammite.


Conséquences de lactations de pseudogestation à répétition chez une chienne de sept ans : à chaque lactation, les mamelles ont été très gonflées, mais cette fois-ci, une forte inflammation (mammite) s'est développée sur une mamelle, et a évolué en un énorme abcès. Celui-ci a maintenant éclaté, entraînant une perte de substance, tandis qu'une septicémie met gravement en danger la vie de la chienne.


Si cette portée, (ici sous une lampe à infra-rouge), a été désirée, tout va bien. Sinon, il va falloir arriver à caser les chiots !


Pratiquée tôt (l'idéal étant avant les premières chaleurs : voir le paragraphe suivant), la stérilisation a aussi un effet préventif sur l'apparition des tumeurs mammaires : il s'agit là d'un point important, puisque 50% des chiennes non stérilisées en seront atteintes, et 65% des chiennes ayant eu une tumeur mammaire en auront au moins une autre. Les tumeurs mammaires représentent environ 50% de l'ensemble des tumeurs pouvant affecter une chienne, la moitié de ces tumeurs étant malignes. 

 

Chez la chienne plus agée, la stérilisation est généralement proposée non plus par convenance ou en prévention, mais pour guérir ou aider à traiter une maladie, en cas d'infection de l'utérus (Photo de droite : pyomètre : plusieurs litres de pus dans l'utérus d'une chienne), de tumeurs
des mamelles ou d'un ovaire, ou de diabète, par exemple. (Le traitement d'une chienne diabétique non stérilisée est en effet difficile à équilibrer, car la dose d'insuline nécessaire varie en fonction du cycle). L'intervention est plus compliquée dans ces conditions que chez la chienne jeune, avec un bilan pré-opératoire indispensable, et le retrait de l'utérus dans les cas de métrite.

 

 

Infection de l'utérus et tumeur de l'ovaire, chez une chienne qui présentait par ailleurs de nombreuses tumeurs mammaires : aspect de l'utérus et des ovaires après leur exérèse chirurgicale. Les deux cornes utérines sont épaissies et remplies de pus et de sang, avec un aspect en chapelet de la corne gauche notamment, et une tumeur de l'ovaire droit (photo de gauche). La photo de droite montre l'ovaire tumoral (5 cm de diamètre environ), une fois incisé.

 

À partir de quel âge ?

Les jeunes chiennes sont généralement stérilisées avant leurs premières chaleurs, aux alentours de de six moisUne chienne stérilisée avant ses premières chaleurs ne fera jamais de tumeur mammaire. Après les premières chaleurs et jusqu'à l'âge de deux ans, la réduction du risque est de 80%. Au-delà de deux ans, la prévention du risque diminue, pour s'annuler vers l'âge de cinq-six ans. (Photo de droite : tumeurs mammaires, dont une de grande taille, sur quasiment toutes les mamelles de Sushi, Yorkshire terrier de dix ans). Malgré tout, selon une étude récente, si une chienne atteinte de tumeurs mammaires, même âgée, est stérilisée en même temps qu'on lui retire ses tumeurs mammaires, sa durée de vie sera probablement augmentée par rapport à une chienne que l'on ne stériliserait pas.

D'une manière générale, il est préférable de stériliser en dehors des chaleurs (moins de risque de saignements).

 

Contrairement à une idée très répandue, il n'est absolument pas nécessaire qu'une chienne fasse des petits, avant de la stériliser : cela ne lui apporte rien en terme de santé… sinon de possibles problèmes à la mise-bas !

Si l'on souhaite avoir une ou deux portées pour soi, le mieux est alors de faire reproduire la chienne jeune (à partir de ses deuxièmes chaleurs), et de la stériliser ensuite, vers l'âge de deux-trois ans : ainsi, on bénéficiera encore d'une forte diminution du risque de voir apparaître des tumeurs mammaires, chez la chienne plus âgée (même si cette prévention n'est plus de 100%).

 

Les chiennes stérilisées à cause d'infections utérines ou de tumeurs mammaires, sont généralement âgées de plus de huit ans, et peuvent vivre au-delà de quatorze ans.

 

 

Comment cela se passe-t-il ?

Votre chienne doit être à jeun depuis la veille au soir (on ne lui donne plus rien à manger à partir de 19-20 heures). En revanche, elle peut boire jusqu'au moment du départ. Vous nous la déposez le matin. Nous l'examinons pour voir si tout va bien (simple examen clinique chez une jeune chienne, bilan sanguin éventuellement accompagné d'imagerie chez la chienne âgée). Elle reçoit ensuite des injections de morphine et de tranquillisant, puis est mise sous perfusion et endormie par voie intra-veineuse, 1/2 heure plus tard. Elle est ensuite intubée, et reliée à un appareil d'anesthésie gazeuse, qui délivre de l'isoflurane. Un anti-inflammatoire et un antibiotique sont injectés. La chienne est alors préparée pour la chirurgie (rasage, désinfection), et l'intervention est réalisée : elle consiste à ouvrir l'abdomen pour retirer les ovaires, ainsi que l'utérus en cas de gestation non souhaitée, infection (métrite), ou autre anomalie. La plaie chirurgicale est ensuite refermée en trois plans, après quoi l'anesthésie est arrêtée, et la chienne peut retourner dans son box, où elle finit de se réveiller doucement, sous surveillance. Elle peut retourner à sa maison le soir même (cas d'une chienne impubère, au réveil rapide - voir la vidéo ci-dessous), ou le lendemain (pour une chienne plus âgée). Des antibiotiques et des anti-inflammatoires seront administrés à la maison, sous forme de comprimés, pendant quelques jours. Les points de suture seront retirés douze à quinze jours plus tard.

 

Vidéo ci-dessus : exemple de réveil après une stérilisation : Ina, sept mois, en train de se promener dans la clinique vétérinaire de Villevieille, moins de trois heures après la fin de l'intervention.

 

À noter que si l'on avait le projet de faire pratiquer une autre (petite) intervention demandant une anesthésie (ou plus facile à réaliser sous anesthésie), en particulier le tatouage ou l'injection d'une puce électronique… c'est le moment d'en profiter !

 

 

Combien ça coûte ?

Voir ici !

 

 

Y a-t-il un risque ?

Par définition, il existe toujours un risque anesthésique (voir plus haut, La castration du chien).

Chez la jeune chienne, il s'agit d'une réserve de principe : nous opérons des jeunes chiennes tous les jours, à longueur d'année, et les accidents sont rarissimes.

Chez la chienne âgée opérée pour raison médicale, les accidents sont également rares, mais le risque est évidemment plus élevé : les chiennes opérées sont âgées et malades, avec par exemple un important foyer infectieux en cas de pyomètre, ou une tumeur mammaire qui peut être cancéreuse. Evidemment, on prend alors davantage de précautions : bilan sanguin pour vérifier le bon fonctionnement des reins (entre autres), radiographies thoraciques pour vérifier l'absence de métastases, échographie cardiaque en cas de doute de ce côté-là, etc. Des moyens de réanimation sont également mis en place.

 

 

Et ensuite ? Y a-t-il des inconvénients ?

La chienne peut manger dès son retour à la maison, et reprendre ses habitudes (promenades…) sur deux-trois jours. Les points sont retirés après douze à quinze jours.

 

Il existe deux effets secondaires possibles, après stérilisation d'une chienne : d'abord la prise de poids, fréquente chez la chienne comme chez le mâle castré. Il faudra donc surveiller l'allure générale de sa chienne après l'ovariectomie, la peser régulièrement, et lui faire prendre de l'exercice. Un aliment de bonne marque, allégé ou prévu pour les chiennes stérilisées, sera choisi de préférence. Ensuite, 5% des chiennes stérilisées présentent des incontinences d'urine (5,12 % exactement, soit 29/566 chiennes, selon une étude récente - JAVMA, Avril 2013). Cela se traduit par un écoulement d'urine pendant que la chienne dort, ou même quand elle est seulement très relâchée. Il ne s'agit donc pas de malpropreté ! les urines sortent toutes seules, la chienne n'urine pas volontairement. Ces incontinences apparaissent généralement entre six mois et quatre ans après l'ovariectomie. Elles peuvent être fréquentes, ou tout à fait occasionnelles. L'âge de la chienne lors de l'intervention, le fait qu'elle ait eu ou non des chiots auparavant, la cause de la stérilisation (convenance ou maladie)… n'influent pas sur l'apparition ultérieure d'une incontinence. Le seul facteur qui joue un rôle est le format de l'animal, les chiennes de moins de 15 kg étant moins souvent affectées (1,37 %) que les chiennes de plus grand format (9,12 %). Si une telle incontinence survient sur votre chienne stérilisée, pas de panique : il existe des traitements simples qui renforcent les sphincters, et arrêtent ce problème dans la grande majorité des cas : n'hésitez pas à nous en parler si nécessaire.

 

Prise de poids (fréquente) et incontinence (5% des chiennes) sont des effets
secondaires gênants. Ils sont malgré tout à mettre en balance avec les avantages que procure la stérilisation de la chienne : suppression des chaleurs et des nuisances qui les accompagnent (pertes de sang, fugues, attraction des mâles…) ; suppression des gestations non désirées, des grossesses nerveuses, des risques d'infection de l'utérus, et des tumeurs des ovaires et de l'utérus. Et surtout, suppression du risque de tumeur des mamelles pour les chiennes opérées avant la puberté, et diminution du risque pour les autres.

 

 

Y a-t-il d'autres solutions ?

Si la chienne n'est pas stérilisée jeune, éviter absolument d'utiliser des contraceptifs en comprimés, qui favorisent le développement d'infections de l'utérus, ainsi que l'apparition de tumeurs des mamelles, de l'utérus, et des ovairesDes contraceptifs injectables existent (une injection tous les cinq mois : nous consulter), beaucoup moins toxiques, mais pas totalement anodins non plus après des années d'utilisation. En outre, leur utilisation est déconseillée chez les chiennes de valeur, que l'on veut faire reproduire ultérieurement. Enfin, après trois ans de contraception injectable, on est arrivé au prix d'une stérilisation chirurgicale. Ces techniques présentent donc peu d'intérêt, sauf si l'on veut supprimer très ponctuellement une période de chaleurs (pour cause de vacances, de visites…) chez une chienne que l'on ne veut pas faire stériliser par ailleurs.


                                          

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