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Comment éduquer mon chien?

 

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Un chien mal éduqué, qui réclame bruyamment à table, saute sur les visiteurs, et fugue dès qu'il en a l'occasion, peut être difficile à supporter! Pour éviter d'en arriver là, mieux vaut prévenir que guérir et apprendre au chiot (ou au chien adulte!), quelques exercices de base dès son arrivée à la maison.

 

RÉCOMPENSES OU PUNITIONS ?

 

C'est la première question qui se pose en matière d'éducation : les chiens répondent généralement mieux aux récompenses : celles-ci doivent être motivantes pour le chien : nourriture surtout, ou bien caresses ou jeu. La récompense doit être accordée après tout exercice réussi, ou lorsqu'on veut renforcer un comportement ou une attitude recherchés (chien qui reste calme). Une fois que le conditionnement est bien installé, la récompense peut être accordée de façon aléatoire, une fois sur cinq ou dix : c'est ce qui renforce le mieux un comportement ; (penser aux joueurs accros des machines à sous !)

 

Les punitions peuvent être "positives", (tape sur les fesses, taper dans les mains en criant : non !), ou "négatives" (on prive le chiot de la chose agréable qui a provoqué le comportement répréhensible : par exemple, on l'enferme tout seul dans une pièce pendant cinq minutes, lorsqu'il est infernal pendant le repas familial ; c'est l'équivalent de mettre un enfant au coin). Pour qu'une punition soit efficace, il faut l'administrer au moment où la bêtise est commise, et à chaque fois : punir cinq minutes après ou une fois sur deux ne sert à rien, ce qui limite l'efficacité des punitions car on ne prend pas toujours le chien sur le fait.

 

ÉDUCATION À L'INTÉRIEUR DE LA MAISON

 

Les ordres simples :

 

Il est utile d'apprendre à un chien quelques ordres simples : assis, ou couché-panier, notamment. Pour apprendre l'ordre "assis", on se place devant le chien et, tout en le regardant, on avance doucement jusqu'à entrer en contact avec lui, ce qui oblige le chien à lever la tête et à fléchir l'arrière-train. Il est plus facile de capter l'attention du chien en lui montrant une récompense alimentaire. On peut aussi appuyer légèrement sur le bas de son dos pour obtenir la position assise. En même temps, on répète "assis". Une fois que le chien est assis, on le récompense. Pour apprendre "couché-panier", on pousse le chien devant soi en direction du panier et en montrant celui-ci du doigt, tout en répétant "couché-panier" : une fois qu'il y est entré, on le récompense. L'apprentissage doit se faire par courtes séances de 5 à 10 minutes, deux ou trois fois par jour, dans une ambiance de jeu, et dans des moments où le chien est calme.

 

Les repas :

 

Le chien peut assister au repas des maîtres, mais il lui est interdit de réclamer : il faut d'emblée lui apprendre à rester assis à une certaine distance de la table (photo de droite : ce qu'il ne faut pas accepter !). S'il désobéit, on utilise les ordres "assis" ou "couché-panier" pour obtenir qu'il se calme. On peut aussi le mettre dehors deux minutes dès qu'il commence à manifester, jusqu'à ce qu'il ait compris qu'il doit attendre en silence. Si l'on veut lui donner quelques morceaux, on les met de côté pendant le repas, et l'on va les poser dans son assiette une fois le repas terminé.

 

Le couchage :

 

Le chien doit disposer d'un panier ou d'une couverture, situé dans l'angle d'une pièce, en dehors des passages : d'une part pour que l'animal y soit tranquille, d'autre part pour qu'il ne puisse pas tout contrôler depuis son lieu de couchage. Le chien ne doit pas être dérangé ou manipulé quand il est dans son panier.

 

Il est préférable d'interdire au chien les lieux de couchage en hauteur, (canapé, lit), qui ont une valeur hiérarchique importante. Si l'on souhaite que le chien dorme sur le lit, ou vienne sur le canapé avec ses maîtres, il faut au moins que ce soit à l'initiative des maîtres : le soir, on appelle le chien pour qu'il monte sur le canapé, mais on lui interdit d'y monter de sa propre initiative. On doit aussi pouvoir le faire descendre sans qu'il rouspète.

 

Le jeu :

 

Il est important de jouer avec son chiot, mais il ne faut pas que celui-ci prenne l'habitude de faire des choses désagréables à l'occasion du jeu : si le chiot mordille les pieds des meubles, mord exagérément les mains, s'excite au point de devenir agressif et de montrer les dents, on réprimande et l'on arrête immédiatement le jeu : le chiot comprend vite que, pour que le jeu continue, il faut qu'il se maîtrise et évite les comportements répréhensibles. D'une manière générale, il vaut mieux éviter les jeux de tiraillement sur un tissu, un bâton, etc. En revanche, tous les jeux qui apprennent au chiot à se contrôler et à se laisser faire sont positifs : rapporter la balle et la poser devant son maître, se mettre sur le dos, se laisser manipuler, etc.

 

ÉDUCATION À L'EXTÉRIEUR DE LA MAISON

 

Le rappel :

 

Il est important de pouvoir contrôler son chien à l'extérieur : en promenade sans laisse, lorsqu'il aboie après des passants ou court après des vélos, par exemple. Le rappel se travaille par périodes courtes, une ou deux fois par jour : on se place à quelques mètres du chiot, et l'on fait un appel au jeu : accroupi, en souriant, en se tapotant les cuisses, et en disant "viens ici", ou "au pied" : lorsque le chiot obéit, on le félicite. Ne pas le punir s'il met quelques minutes pour arriver, sinon cela le dissuadera de revenir. Les premières fois, il faut faire cet exercice dans un environnement calme : ne pas commencer dans un parc où des dizaines de chiens courent et aboient ! Si le chiot n'obéit pas, on peut utiliser une très longue laisse, et donner l'ordre "au pied" : si le chiot ne vient pas, on tire sur la laisse, et on le félicite lorsqu'il finit par arriver.

 

La marche en laisse :

 

Cet apprentissage se fait plus facilement quand le chien est jeune et ne tire pas encore trop fort. Utiliser une laisse courte (1-1,20 mètre), sans enrouleur. Parler au chien, le féliciter, tant qu'il marche à côté de vous et s'arrête en même temps que vous. S'il tire trop, donner un petit coup sec sur le collier, accompagné d'un ordre bref (au pied). S'il continue à tirer, on répète "au pied", et l'on s'arrête. Lorsque le chien s'est lui aussi arrêté et calmé, on le félicite et l'on repart.

 

 

L'accueil des visiteurs :

 

Un chien qui saute sur les arrivants avec ses pattes boueuses est désagréable : pour empêcher cela, le mieux est de l'ignorer ostensiblement quand il saute : on croise les bras, on lui tourne le dos et on regarde en l'air, le tout sans lui parler. On ne s'intéresse à nouveau à lui qu'une fois qu'il s'est calmé. On lui demande alors de s'asseoir et de donner la patte (car il faut proposer au chien un comportement d'accueil de remplacement, qui soit plus acceptable). Une fois qu'il a obéi, on le félicite calmement (pour ne pas relancer son excitation), en utilisant une récompense alimentaire si nécessaire.

 

D'une manière générale, il est souhaitable d'habituer le chiot à ne pas trop manifester au départ ou au retour des maîtres ou des visiteurs, en l'ignorant totalement dans ces moments-là, et en ne s'intéressant à nouveau à lui qu'une fois le calme revenu.

 

 

                                               

 Copyright dessin, texte et logo : SCP Vétérinaires Beaufils, Jumelle, Jannot, Lorant. 

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