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Musique classique

 

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Finalement, il n'y a pas tant d'animaux que ça dans la musique classique, et quand on finit par en localiser quelques-uns, on ne peut pas dire qu'ils soient très intéressants : pour une petite renarde rusée, combien de floppées de grillons, de papillons, voire de puces, de punaises et de taons ! (Allez, sauvons tout de même Le vol du bourdon, de Rimsky-Korsakov). Au mieux, quelques hirondelles et rossignols, juste pour entretenir l'ambiance champêtre. Après avoir sué sang et eau, nous vous avons tout de même déniché quelques musiques animalières dignes de ce nom…

 

Alors évidemment, quand on pense aux animaux dans la musique classique, il y a quelques incontournables qui viennent tout de suite à l'esprit : La truite de Schubert, bien sûr - même si vous avez plus de chances de croiser ce sympathique animal un peu inerte dans votre assiette, que frétillant dans la salle d'attente de votre clinique vétérinaire.

Pour ceux qui auraient assez entendu cette (jolie) mélodie dans les ascenseurs ou sur les répondeurs, il en existe quelques versions un peu plus inattendues, quoique généralement assez anciennes : par exemple celle des Frères Jacques (écoutez (ou lisez) bien les paroles), ou encore de Raymond Devos.

 

Autre grand classique de la musique animalière : Le carnaval des animaux de Saint Saëns. Là encore, plus d'habitants d'aquariums et de volières que de chiens et de chats… mais c'est quand même bien beau. Cygnes et poissons du Carnaval ont inspiré un certain nombre d'animations et de ballets

 

Dans le genre bestiaire, mais d'un abord un peu moins facile, on trouve aussi… Le Bestiaire, de Francis Poulenc. Où l'on croise pêle mêle un dromadaire, une sauterelle, une écrevisse, un dauphin, une carpe, et une chèvre du Thibet (sic), sur des textes d'Apollinaire. Du même compositeur, proposé ici avec les illustrations originales, l'histoire de Babar, le petit éléphant.

 

Après le dromadaire et l'éléphant, la transition est toute trouvée avec La caravane de chameaux, qui traverse les steppes de l'Asie centrale de Borodine.

 

Pour reprendre maintenant les animaux famille par famille, on vous l'avait annoncé… il faut bien finir par y passer : la musique classique fait la part belle à toute une ribambelle d'oiseaux divers et variés, qui semblent avoir intéressé les compositeurs beaucoup plus que chiens et chats (notez que nous vous épargnons grillons et papillons). Du plus petit vers le plus gros :

 

- les rossignols : c'est bucolique, c'est romantique… et propice aux trilles les plus audacieuses. Grieg, Alabiev repris par Liszt, Tchaikowsky, Stravinsky, (ici en version longue et filmée), Saint-Saens et quelques autres… s'y sont collés.

- le coucou au fond des bois, dans le Carnaval déjà cité,

- la pie, voleuse de préférence, chez Rossini.

- à nouveau les cygnes, chez Ravel, Grieg, Sibelius, et bien sûr, barbotant dans leur lac chez Tchaikovsky

- de plus en plus majestueux : l'oiseau de feu, de Stravinsky

- et puis, pour redescendre sur terre, la poule (entre autres oiseaux), chez Respighi 

- pour rester dans le registre de la basse-cour… le Ballet des poussins dans leur coque, l'un des Tableaux d'une exposition de Moussorgsky…. À écouter avant de partir en Promenade…

- et plus globalement, les oiseaux tristes de Ravel, ou dans la charmille d'Offenbach

 

Des oiseaux vers les mammifères, quoi de mieux pour faire la transition qu'une… chauve-souris ? celle de J. Strauss.

 

Et de la chauve-souris au souriceau, stupide de surcroît (celui de Chostakovitch), il n'y a qu'un pas ! mais pas trace de ce souriceau sur la toile, et pas le moindre lien à se mettre sous la dent.

 

Avec Pierre et le loup de Prokofiev, pas de problème pour trouver des liens sur internet, et nous voilà rendus chez les carnivores : de Fernandel à Gérard Philippe en passant par Jacques Brel, on s'est bousculé pour tenir le rôle du récitant, et même oncle Walt y est allé de son dessin animé. Restons-en à une version plus sobre, jouée au piano par une russe. Rendons à César…

 

Moins connue, mais pas mal non plus, la Petite renarde rusée de Janacek. (Titre que je ne me hasarderai pas à prononcer en version originale : Příhody lišky Bystroušky). Après le loup, on reste chez les carnivores sauvages…

 

De proche en proche, nous voilà finalement arrivés aux espèces qui nous intéressent, chiens et chats. Et là, force est de constater que ça ne se bouscule pas au portillon ! pour les chiens, il a vraiment fallu racler les fonds de tiroir… mais on y fait tout de même des découvertes intéressantes : la Valse du petit chien de Chopin (qui a au moins le mérite de ne pas durer trois heures ; on connaissait le serpent-minute, là c'est la valse minute), et plus surprenant, les Véritables préludes flasques pour un chien, d'Erik Satie, composés en 1912.

 

En ce qui concerne les chats, l'éventail est un peu plus large, mais à  peine. Evidemment, il y a l'incontournable Duo des chats de Rossini (ici dans une version assez peu conventionnelle), et un autre Duo de chats, dans l'Enfant et les sortilèges de Maurice Ravel. Citons encore les Berceuses du chat de Stravinsky, avec leurs sous-titres russes, et la Danse de la chatte blanche et du chat botté, de Tchaikovsky. Et bien sûr, le thème du chat dans Pierre et le loup, déjà cité. En remontant un peu plus loin dans le temps, on trouvera la Fugue du chat, de Scarlatti (la légende veut que le chat du compositeur ait sauté sur le clavecin et composé ainsi les premières notes de la dite fugue), et Le chat, extrait de la Sonata Representativa de Biber qui fait miauler le violon. Tout cela n'est certes pas négligeable, mais ne fait tout de même pas beaucoup, en quatre siècles et quelques de musique classique ou contemporaine.

 

Enfin, chiens et chats font toujours mieux que les NAC, car lapins, furets, cochons d'Inde et chinchillas ont visiblement laissé de marbre Bach, Haydn, Mozart, Beethoven et consorts. Alors à défaut, terminons en restant dans les espèces domestiques, mais parmi les grosses bêtes : le Bœuf, (mais uniquement sur le toît), et l'œil noir du taureau, qui nous regarde !

 

 

 

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